Partager l'article ! Les petits gourmands dans le Parisien du 14 octobre 2010: Si les candidats n’étaient pas obligés de grimper sur des piles de botti ...
Si les candidats n’étaient pas obligés de grimper sur des piles de bottins pour atteindre le plan de travail, on pourrait se croire dans un vrai concours de cuisine, comme ceux qui fleurissent à la télé. Avec leur chef étoilé, leurs ustensiles de pros et des recettes calées au millimètre, ces enfants n’ont rien à envier aux candidats de « Masterchef » ou de toute autre émission culinaire.
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Ils étaient huit, hier, à participer à la première édition du Concours des petits gourmands, organisé par le Manoir, le très reconnu Institut national de formation et d’application (Infa) de Gouvieux. Ces apprentis pâtissiers avaient été sélectionnés, parmi une trentaine d’enfants, à partir de la présentation de leur recette. Celle-ci devait contenir des produits locaux et de saison. Alors, même avec un dossier parfait, ce petit garçon n’a pas pu cuisiner son dessert au kiwi.
Souvent fans des émissions de télévision consacrées à la gastronomie et « passionnés de cuisine » comme la plupart de leurs candidats, les jeunes s’étaient préparés comme des pros, aidés par des fiches imprimées reprenant le déroulé de leur recette. Ils avaient déjà fait quelques essais. Adèle, 9 ans, élève de l’école Marcel-Pagnol de Gouvieux, prépare une « verrine d’automne ». « Je préfère les verrines aux gâteaux, j’ai donc cherché une recette que j’ai améliorée. » Pâte sablée, pommes caramélisées, crème chantilly et même « dressage », elle s’est débrouillée comme un chef. Tout comme Thomas et Romain, l’un pour réaliser son far « aux mirabelles de mon grand-père », l’autre un cake à la courgette, mais sucré!
« On sent qu’il y a du travail derrière, ils se sont investis, commente le jury, lui aussi appliqué, après un petit tour en cuisine. Et c’est amusant, il y a une petite qui a déjà le bon geste pour la découpe. » Deux heures après le début, le chrono s’arrête. Le jury, qui lui non plus n’a rien à envier aux concours pour adultes puisqu’il est composé du chef étoilé du Dolce de Chantilly, Alain Montigny, meilleur ouvrier de France, et de son chef pâtissier, Pascal Paulon, s’installe. Les petits candidats défilent tour à tour avec leur plat. Place à la dégustation. Les pâtisseries sont évaluées selon quatre critères : l’aspect, le goût, la cuisson et l’originalité. « C’est déjà pas mal pour des enfants », s’exclame Alain Montigny. Tous seront récompensés par des livres, des ustensiles, des sacs de viennoiseries.
Mais la grande gagnante du concours, c’est Adèle. « Je savais que j’avais réussi, mais pas au point d’être première. » Une victoire qui devrait faire exploser sa cote de popularité à l’école. L’un de ses cadeaux est une livraison de viennoiserie, ce matin, dans sa classe.